De l'éventuelle pénurie d'eau à une réelle volonté politique
le 30 / 04 / 08
Nous allons cette fois, faire l'effort d' une petite réflexion quant à nos forages d'eau ,leur multiplicité , leur profondeur de plus en plus importante, les prélèvement et leur impact sur la ressource .
Certains forages cet été 2007 ont vus leur débit nettement diminuer ,tout le monde en est conscient, mais aucune réflexion ne s'est faite jour , afin de travailler en commun sur le problème, aucune volonté ,malgré les propositions de l'ASL , et la prise de conscience ,si elle implique un réel effort de chacun ,n'a appelé jusqu'à présent sur la colline aucune réaction quant à la protection de la ressource, son éventuelle diminution , ou sa gestion !
Ceci dit, il est à noter, que pour un forage donné ,que nous connaissons parfaitement , pour l'avoir pratiqué cet été 2007 , il s'est avéré ,que vers les mois juillet/aout et ce à la suite d'une forte sollicitation, l'eau, a mis plusieurs heures à revenir si tant est qu'elle ait disparue vraiment pendant un laps de temps équivalent !
Rappelons, qu'à Montagnac et plus généralement sur nos collines , la ressource voyage par capilaires (rivières ) et ne forme pas obligatoirement des lacs ou nappes souterraines de par la qualité méme de la structure des minéraux et roches présents par ici . Cette ressource , donc n'est pas stockée en un point naturel précis parfois appelés domes ou ,grottes ,mais court de manière éparse à travers des mini-galleries ou rivières souterraines .
Ce qui pourrait expliquer qu'à l'issue d'un prélèvement d'importance, la ressource puisse venir à étre moins prolifique ,sans toutefois disparaitre complètement ! mais, cela semble plus compliqué ,car ,l'expérience nous a montré que certaines rivières de moindre importance , ont tendance à ne redevenir vivantes qu'à certains moments (pluies , l'hiver etc...) et sont directement tributaires d'un surplus de débit des premières sus-citées ! Ce shéma semble étre une constante et semble fonctionner à l'instar de vases communiquants ou la surverse ne se produit qu'au moment propice ou le versant principal a accumulé un trop-plein!
Ce qui implique notamment à Montagnac , des rivières sous-terraines voire une seule et principale rivière aboutissant, par exemple au commencement nord du sommet de la colline ,au sommet du quartier "les Pins" et se dirigeant vers le sud (Blausasc) , tout en se divisant, tout au long de son parcour en diverses rivières plus petites et le plus souvent de débit moins important . Pour ces dernières ,certaines ont un débit qui aura une importance suffisante afin d'alimenter les divers forages qui se trouvent sur son passage pour d'autres , leur débit sera aléatoire ,voire aura tendance à disparaitre à certaines périodes de l'année .
Mais l'impact qu'auront les différents prélèvements sur leur perrenité à ses périodes disons de moindre débit de la rivière principale ,peut induire sans aucun doute la disparition de l'eau dans certaines de ces rivières plus petites . Nous ne sommes sur de rien en la matière mais, avons cette intuition, que le fait de gérer la ressource ,pourrait aboutir à la rendre perrene au fil des ans grace à un prélèvement raisonné .
Nous pouvons à cette occasion ,introduire la notion de propriété s'agissant de la ressource (l'eau issue des rivières sous-terraines par le biais de forages individuels ),tant il est vrai que tout un chacun ,propriétaire d'un terrain comportant un forage d'eau, revendique avec apreté la propriété de la ressource . Mais, selon la loi, il n'en est rien, le sous-sol appartient bien évidemment à l'état ,et par ailleur, les forages devraient normalement étre sujets à demande de travaux , voire mise aux normes !!
quant à la ressource,dont certains jouissent avec bonheur, elle ne peut leur appartenir , car appelant la notion de patrimoine (collectif,notamment ) et donc, ne peuvent réclamer une quelconque propriété de cette richesse ce qui serait absurde pour le moins , bien que certains pensent le contraire ! quant à ceux, dont la sensation d'avoir l'eau passer sous leurs pieds sans ,qu'ils ne puissent faire quoique ce soit pour la capter , nous comprendrons leur amertume !
Rappelons tout de méme ce qu'un élu , nous laissait entendre à l'endroit des deux sources présentes sur son terrain , qui pour la première fois en soixante ans étaient taries , tout au moins momentannément !
Il est également à noter , que l'eau ,comme nous l'avons souligné ,au dessus, ne s'arrète pas, n'est pas stockée et donc du haut s'écoule à priori vers le bas d'ou les stockages divers des riverains en périodes de pluies ou l'hiver ,afin "de voir venir " et peut-ètre est-ce précisement cette accumulation de bassins ,de piscines ou autres procédés de rétention ,qui précipitent l'impact sur la ressource !
Ces derniers temps, nous apprenions via une antenne régionnale , qu'un bassin de rétention ou sorte de barrage d'un million et demi de m3 pourrait étre envisagé dans une station de nos alpes régionnales ; nous serions étonnés que ceci n'est pas un impact sur le bassin versant et sur l'organisation humaine plus en aval ! par exemple.
Pour étendre le domaine de réflexion à certaines vallées , quant à l'éventuelle pénurie d'eau qui pourrait se faire jour , dans la décennie à venir en raison de conditions climatiques de plus en plus rigoureuses en termes de secheresse , pourquoi ,ne pas étudier au niveau communal et intercommunal ,l'éventualité d'érection de mini barrages à vocation collective de réserve !
Est-ce que la commune de l'Escarène peut se targuer d'étre exactement à l'abris d'une "flatulence" éventuelle de la ressource à l'origine de son indépendance aquifère ?
Personne ne peut en étre certains, mais, rassurons -nous ,cela ne peut arriver !et n'y pensons que de manière subreptice . La ressource est bien présente et ne risque pas de disparaitre ,pourtant, certains spécialistes sont moins enjoués , et ont noté un abaissement évident de la nappe en aval , des monts des Paillons . Certaines communes font des forages qui ne sont pas toujour couronnés de succès , ceci explique-t 'il pour autant cela ! Nous attendrons donc l'étayage pour nous prononcer à nouveau , car pour l'heure , de multiples mais faibles précipitations en ce mois d'avril 08 semblent présager une année un peu moins difficile en terme de secheresse , mais, surement pas en terme de nappe phréatique ,car le déficit en précipitation au cour des mois précédents n'en demeure pas moins !
Nous devrons donc réfléchir sur le thème suivant introduit par Mr H.FALCO et débattu à l'assemblée sénatoriale :
Multiplication des forages individuels effectués par les particuliers
Question écrite n° 1151 de M. Hubert Falco (Var - UMP) publiée dans le JO Sénat du 26/07/2007
M. Hubert Falco attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables sur la question des forages et de l'utilisation de l'eau souterraine.La multiplication des forages individuels effectués par les particuliers accentue de façon importante la pénurie d'eau, particulièrement sensible dans le sud de la France. En effet, les forages, effectués sans contrôle, à une profondeur pouvant atteindre 150 mètres, encouragent le gaspillage, alors que le réseau d'eau municipal ne se trouve parfois qu'à quelques centaines de mètres. Alors que le code des mines et des carrières réglemente l'exploitation du sous-sol au-delà d'une profondeur de 10 mètres en cas de sondage, d'ouvrage souterrain ou de fouilles, rien n'est prévu pour l'eau, alors que la simple mention de l'eau comme richesse souterraine suffirait à la faire entrer dans le champ de contrôle et d'autorisation. Ce qui permettrait d'autoriser les forages uniquement en cas d'impossibilité au raccordement du circuit d'eau de la ville. Etant donné le défi majeur que représente désormais la gestion des ressources en eau dans notre pays, il lui demande s'il envisage de faire évoluer la réglementation dans ce sens.
Réponse du Ministre d'État, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables dans le JO Sénat du 07/02/2008
La loi sur l'eau et les milieux aquatiques, promulguée le 30 décembre 2006, a renforcé les dispositions de protection et de préservation de la ressource en eau, face à la multiplication des forages individuels effectués par des particuliers. Tout d'abord, cette loi modifie l'article L. 2224-9 du code général des collectivités territoriales en précisant que « tout prélèvement, puits ou forage réalisé à des fins d'usage domestique de l'eau fait l'objet d'une déclaration auprès du maire de la commune concernée ». Ces informations sont tenues à disposition, notamment, des agents des services publics d'eau potable et d'assainissement. En outre, un dispositif de contrôle est prévu par l'article L. 2224-12 : « En cas d'utilisation d'une autre ressource en eau par l'abonné, le règlement de service prévoit la possibilité pour les agents du service d'eau potable d'accéder aux propriétés privées pour procéder au contrôle des installations intérieures de distribution d'eau potable et des ouvrages de prélèvement, puits ou forages. » Ce contrôle est assorti d'une obligation de mise en conformité afin d'éviter toute contamination du réseau public par un forage privé. Des décrets en Conseil d'Etat sont en cours de rédaction pour préciser le contenu de la déclaration en mairie des forages privés et les modalités de contrôle. Enfin, dans les zones les plus sensibles aux pressions de prélèvement, le décret n° 2007-1213 du 10 août 2007 relatif aux schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) et modifiant le code de l'environnement, prévoit à l'article R. 212-47 que « Le règlement du schéma d'aménagement et de gestion des eaux peut : 2° Pour assurer la restauration et la préservation de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques, édicter des règles particulières d'utilisation de la ressource en eau applicables a) aux opérations entraînant des impacts cumulés significatifs en termes de prélèvements et de rejets dans le sous-bassin ou le groupement de sous-bassins concerné. » Ainsi, dans les secteurs fragilisés et entrant dans le périmètre d'un SAGE, il est possible et recommandé de prévoir des dispositions particulières, prises à l'échelle du bassin et donc plus adaptées. En complément des dispositions prévues par la loi, une norme AFNOR sur les forages d'eau et de géothermie est parue en avril 2007 afin que ces ouvrages soient réalisés dans les règles de l'art. Cette norme définit également les caractéristiques techniques à respecter pour l'abandon des ouvrages.
Nous avons ici un exemple frappant de ce à quoi nous allons nécessairement aboutir , et devons y réfléchir avec force ! le comportement irréfléchi aboutit régulièrement à une correction et une législation et spécialement en cette période de prise de conscience de la réalité de notre environnement .
Ce qui dans l'absolu pourrait donner un poids supplémentaire à notre proposition de forages à vocation collective , mais que ceux qui doutent , se rassurent , nous aurions préféré que l'eau officielle ainsi que l'assainissement avec tout ce que cela comporte d'avancements puissent aboutir ! et pour leur répondre , c'est sans connaissance précise des lois que nous est apparu l'éminence du projet de forages collectifs !
à suivre
,


Commentaires